"Les prix de l'immobilier surévalués de l'ordre de 25% dans l'ancien"

Publié le par AIPI 93

 

"Les prix de l'immobilier surévalués de l'ordre de 25% dans l'ancien"

 

(Boursier.com) -- Dans une étude du marché immobilier français, les économistes du Crédit Agricole penchent vers un scénario de baisse "lente et graduelle" des prix sur les deux prochaines années...

Pour l'économiste Olivier Eluère, "le boom immobilier français ne s'inscrit ni dans un schéma de bulle du crédit, ni dans un schéma de bulle spéculative classique". Selon lui, les facteurs de soutien structurels continueront à jouer, en premier lieu l'effet "valeur refuge". Cela n'empêcherait pas les prix de reculer de 6% en glissement de décembre 2011 à décembre 2012 et de connaître un repli du même ordre l'an prochain, soit environ -12% entre fin 2011 et fin 2013. Ce scénario repose sur l'accumulation des signes de correction observés depuis la fin 2011 : contexte économique très morose, mesures de durcissement fiscal, baisse de la production de crédit ou surévaluation des prix.

Sur ce dernier point, Olivier Eluère estime que les prix de l'immobilier français dans l'ancien sont surévalués de l'ordre de 25% en moyenne et de 35% à Paris, au regard notamment des niveaux atteints par les taux d'effort théoriques qui correspondent à la charge de remboursement annuelle d'un crédit habitat rapportée au revenu annuel du ménage acquéreur.

"La conjonction de prix très élevés et de la remontée des taux de crédit pourrait avoir des effets marqués : effet d'éviction d'une partie des acheteurs, acquéreurs plus attentistes et plus exigeants sur les niveaux de prix, les concessions opérées sur la qualité et la taille des biens atteignant leurs limites", explique l'économiste du Crédit Agricole.

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