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Baisse du pouvoir d’achat immobilier : -42% à Paris

Publié le par AIPI 93

Baisse du pouvoir d’achat immobilier : -42% à Paris

 
Baisse du pouvoir d’achat immobilier : -42% à Paris

En douze ans, les Français ont perdu en moyenne 28 % de leur pouvoir d’achat immobilier selon le courtier Meilleurtaux.com. De 2000 à 2010, les prix des logements ont augmenté trois fois plus vite que les revenus des ménages : 107 % contre 25 %, selon l’INSEE. Paris est la ville qui a le plus souffert. En douze ans, les prix dans la capitale ont augmenté de 186 %. Le Parisien a vu son pouvoir d’achat diminuer de 41,9 %. En 2000, un tiers de son revenu lui permettait d’acheter 51 m², il lui en offre 29 aujourd’hui. Actuellement, 29 m² parisiens valent 38 m² à Nice, 46 m² à Montepelier, 50 m² à Lille, 51 m² à Lyon, 54 m² à Bordeaux, 55 m² à Marseille, 59 m² à Toulouse, 60 m² à Nantes et 64 m² à Strasbourg, selon le site d’annonces immobilières SeLoger.com.

 

Le 4 juin dernier, le taux de l’OAT (obligation d’Etat) est tombé à 2,26 %, un record historique. L’OAT étant la valeur de référence pour le crédit immobilier, les taux de ce dernier ont fatalement chuté. Actuellement 75 % des banques proposent des taux d’intérêt fixes hors assurances inférieurs à 4 % sur 20 ans quand elles n’étaient que 5 % début 2012. En contrepartie, elles ont affiné leurs critères de sélection. Elles exigent des emprunteurs l’assurance d’un emploi stable, un taux d’endettement inférieur à 33 % des revenus et un apport personnel de 10 % minimum (hors frais). Elles ont également une préférence pour les prêts d’une durée inférieure à 25 ans. Sur une durée de 20 ans, les bons profils (revenus supérieurs à 80 000 euros et apport équivalent aux frais) obtiennent un taux fixe hors assurance à 3,60 % contre 3,92 % pour les profils moyens. Les banques présentant les taux les plus compétitifs sont celles du Sud-ouest, où le taux moyen est de 3,87 %. Les taux les plus élevés sont dans l’Est : 4,04 % en moyenne.

 

Si les taux sont très avantageux il est de plus en plus difficiles pour les ménages de répondre aux critères permettant de devenir propriétaire. En 2012, la fin de certaines aides, telles que le PTZ+ dans l’ancien, a également contribué à une diminution de la demande. La baisse des prix a suivi. En province, ils ont diminué de 10% par rapport à l’été dernier. Mais Paris tarde à se mettre au pas : seulement 1,1 % de baisse par rapport au dernier trimestre 2011. Sur un an Paris comptait moins - 21 % d’acheteurs en mars. Leur profil est complexe. Moins de la moitié d’entre eux achètent à Paris. Un tiers fait le choix d’acheter en périphérie et 20 % en province car c’est pour eux le seul moyen de devenir propriétaire. Dans 33 % des cas ils finissent par louer. Selon les notaires Ile-de-France, l’année 2012 laisse cependant présager un atterrissage en douceur des prix dans la capitale. Ils prévoient une baisse de 2 % à la fin du trimestre 2012 par rapport à fin 2011.

 

Le reste de l’année laisse entrevoir différents scénarios pour le pouvoir d’achat parisien. Ce dernier augmentera de 5,3 % si les prix baissent de 5 % et que les taux d’intérêt restent stables. Il augmentera de 8 % si les prix reculent de 5 % et que les taux diminuent de 0,30 point. Il augmentera de 2,6 % si les prix restent stables et que les taux chutent de 0,30 point. Hypothèse la plus sombre : il diminuera de 0,9 % si les prix restent stables et que les taux prennent 0,10 point. 

 

Raphaëlle de Tappie

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